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About Literature / Hobbyist EloreFemale/Switzerland Recent Activity
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Literature
Le Grand Dehors
Je me souviens des voyages en 2013. De ma réticence à quitter le confort de ma chambre, de mon sentiment que le monde, à l'extérieur, était un endroit profondément dangereux. Je me souviens de mon malaise, de ces autres humains que je ne voulais aucunement fréquenter. De ma peur maladive, cette peur qui me clouait au sol. Je me souviens du fond et de la remontée, de la façon dont on m'a aidé à quitter la peur, à la laisser derrière moi sans regret. Je me souviens de l'été 2013 et de mon plaisir à sortir, redécouvrir le monde sans crainte. Le monde sans filtre, tel qu'il était. Mieux.
Hier, je n'étais pas à Paris. J'étais à des kilomètres de là, dans la chaleur horrifiée d'un chez-moi. Ce qui ne m'a pas empêchée de venir aux nouvelles de ceux que j'aimais, de suivre l'actualité avec la boule au ventre et le coeur serré. Mais je n'ai pas eu p
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Literature
La-Haut
Viens avec moi après le cours, c’est ce qu’elle m’a ordonné. Et même si je suis le prof et qu’elle est l’élève, j’ai acquiescé. Puis j’ai quitté le vestiaire où elle se reposait, ai laissé son amie me remplacer, veiller sur elle. Une mauvaise chute, ça arrive. Elle a eu mal mais je sais d’expérience que ce n’est pas grave. Pourtant je sais aussi qu’elle tient à sa fierté comme à la prunelle de ses yeux et qu’un tel échec, dans son esprit, mettra longtemps à s’effacer. Je suis optimiste - ou fataliste, c’est selon - et je sais qu’elle finira par l’oublier. En la quittant, en la laissant allongée sur le banc avec ses yeux durs et ses grimaces de douleur retenue, je sais aussi qu’elle s’en voudra un moment, peut-être qu’elle m’en voudra aussi. Mais la vie continue, le cours aussi.
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Literature
Ceux qui attendent
Avec le temps, j’arrêterais peut-être. Mais pour l’instant, c’est ainsi : j’aime à regarder passer les trains. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai emménagé dans cette petite ville au bout du monde - je le répète souvent, mais très peu de gens me croient. Je ne fais que dire la vérité, pourtant, et puis, de toute façon, je ne sais pas mentir.
Ce que j’aime dans cette bourgade, ce sont ses rues, ses gens mais surtout... sa gare. Cette minuscule gare à la façade rouge usée et à l’unique quai, cette gare un peu à l’écart, cernée de champs de blé. J’aime la gare en été quand les trains filent et font danser les épis ; j’aime aussi la gare en hiver lorsque le ciel est gris et que les gens attendent, frigorifiés, de retrouver les leurs ou prendre un nouveau départ. J’aime le mouvement, les trains
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Literature
Chocolat amer
Il est des choses qu’on ne peut oublier. Des images, des réflexes, des sensations d’un autre âge et dont on ne peut se défaire. Cela fait des années, pourtant, que je suis partie loin d’elle. Des années que le sucre a cessé de fondre sur ma langue, des années que j’essaie de me remettre mais c’est vain : mes os sont toujours fragile, mon esprit refuse de coopérer. Et mon regard... mon regard. Peut-être suis-je la seule à y voir encore son reflet, les échos d’une peur ancienne. Peut-être suis-je la seule et cela me convient. Après tout, rien ne m’écoeurerait plus que de livrer mes faiblesse en pâture à qui saurait lire un peu trop fort.
Même encore aujourd’hui, je suis incapable de m’abandonner au sommeil si d’autres sont là.
Il est des choses qu’on ne peut oublier. Le plafond bleu sombre de la chambre, éclairé par les lueu
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Literature
En soi
Écrire, c’est couper. Trancher dans l’esprit, faire des choix radicaux. Couper les distractions pour mieux puiser et se replier en soi. Se pencher au bord de la bouche, plonger le seau dans la gorge et tout droit jusqu’au coeur pour voir de quoi il est fait. Écrire, c’est tâter l’intérieur, vérifier l’état. C’est solitaire, égoïste : c’est éteindre les écrans, faire taire les amis. Rester seul face à ses démons et les embrasser sans retenue, tuer les artifices.
Écrire, c’est se livrer. C’est s’allonger, s’écarteler l’âme pour en offrir les coutures au monde. C’est briser les barrières pour se faire vrai. Par amour des mots, même si c’est dur de s’exposer. C’est montrer la facette la plus sincère, livrer le coeur en pâture. C’est dompter les émotions, les canaliser pour faire surgir
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Literature
Nymphea
Elle est encore là.
Je ne sais pas à quoi d’autre j’aurais pu m’attendre, honnêtement, alors que je me tenais devant la porte en comptant jusqu’à cent. L’unique salle de bain de mon appartement ne contient qu’une seule fenêtre, trop petite pour laisser passer quiconque.
Lorsque je suis rentré dans la pièce, mes chaussons ont fait craquer le givre qui recouvrait le carrelage. Je vois les paupières de mon invitée, sans doute réveillée par mon intrusion, se soulever avec un petit son de verre fissuré. Sa tête se tourne vers moi, ses yeux d’une intelligence et d’une pâleur effrayante me fixent avec intensité.
Je me sens toujours un peu bête en face d’elle. Toujours de trop, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je me racle la gorge, sourit gauchement.
- Ça va ?
Je me sens toujours un peu simple, avec mes banalités.
Elle dodelin
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Literature
66. Snow ~ Le Pacte, epilogue
La neige tombe sur la ville depuis des jours. Au milieu des immeubles grisâtres et recouverts de blanc, les dernières silhouettes de passants empressées se dépêchent de rentrer auprès des leurs pour fêter le réveillon. Et c’est ainsi que les rues se vident doucement, comme le sang hors des veines.
Au milieu des rues sales de neige, un homme à l’allure ordinaire qui fut chien, qui fut celui qui tint la ville entre ses mains. Ses habits sont plus sales, ses cheveux plus crasseux que jamais. Les rares badauds sur son chemin s’écartent par principe mais sans réelles conviction.
Il y a, sur le visage de cet homme à l’allure ordinaire, le plus beau sourire du monde.
Et il chante, Aaron. Il chantonne en repensant à elle, il se sent pousser des ailes, joue dans la neige avec les enfants. Entre ses poumons, il y a un petit coeur qui bat très doucement comme un oiseau qui se débat, plus fort
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Literature
66. Snow ~ Le Pacte, quatrieme partie
Le soleil se leva peu après mon réveil. Seul dans un temple abandonné avec, serrée contre moi, une ensorceleuse qui s’était jouée de moi, je regardai la lumière du jour filtrer à travers les portes et briser la pénombre de la pièce. Dans mes bras, Mitsuko respirait avec lenteur. Elle était parfois prise d’un frisson mais son sommeil - cela mis à part - demeurait paisible. Elle finit par s’éveiller à son tour, m’adressant un sourire un peu surpris, un peu penaud. Aucun de nous ne parla cependant. Comme si les lieux imposaient le silence.
Toujours sans rien dire, elle se leva et se mit à ranger les bougies éteintes. Ce fut sa voix qui brisa - en premier - la tranquillité des lieux.
- Mon travail, comme celui de beaucoup des miens, est simple. Nous usons de nos dons pour conclure des marchés, faire fonctionner le commerce.
Je hochai la tête, réalisai qu’elle ne
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Literature
66. Snow ~ Le Pacte, troisieme partie
Les montagnes seront ma nouvelle demeure, si tu veux m’y trouver il faudra que tu t’y rendes. La sentence était resté imprimée dans mon esprit, accompagnée du souvenir de la baie vitrée éclatée, des formes sombres et jappantes dans la nuit. Le lendemain, on crut à un cambriolage et je ne dis rien. Officiellement, je dormais auprès de ma femme et mes enfants. Officiellement, je n’avais rien à voir avec tout cela. La détermination pourtant si forte que j’avais ressenti s’était évanouie avec l’aube.
Je ne me rendis pas dans les Montagnes. J’aurais pu le faire pourtant, mais c’était comme si ma volonté avait disparu. Ma condition n’était pas si terrible, mon mal n’en était peut-être pas un. Je relativisai donc, faisant des mois durant comme s’il n’en était rien. Mais depuis mon bureau, la vue des sommets était in&
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Literature
66. Snow ~ Le Pacte, deuxieme partie
Les mois avaient passé, depuis le Pacte. Les mois s’étaient écoulés, ma vie avait changé. Tout sembla me tomber dans les bras : femme, enfants, reconnaissance, argent. Moi qui n’étais pas utile à la société, je me retrouvai bientôt à la tête d’une compagnie et mon bureau donnait sur la ville. Je n’étais pas égoïste pour autant, j’avais pour principe de donner aux bonnes oeuvres et je le faisais. J’épousai peu après la femme qui tomba amoureuse de moi la première, une blonde au regard pétillant. Nous eûmes un enfant, un petit garçon nommé David. Et depuis peu, une petite fille grandissait dans son ventre.
J’avais tout voulu, j’avais tout eu. Ma vie était un chef d’oeuvre de perfection, j’avais de nouveau tout ce qu’il me fallait... ou presque.
Depuis le Pacte, je ne dormais plus. Et si ce n’était p
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Literature
66. Snow ~ Le Pacte, premiere partie
La neige tombait sur la ville depuis des jours. Doucement, sans s’interrompre, elle teintait d’humidité les façades métalliques et transformait la cité. Au milieu des passants pressés de rentrer chez eux, une silhouette marchait. C’était un homme quelconque, d’aspect commun mais dont le regard portait une tristesse insondable. Quittant la rue animée, il s’enfonça dans les veines les moins encombrées, rendues boueuses par l’hiver. L’itinéraire était tortueux, compliqué : plus il s’avançait, plus les ruelles se faisaient sordides. Pourtant l’homme ne s’arrêtait pas, n’avait pas peur : il était de l’espèce de ceux qui s’imaginaient n’avoir rien à perdre.
Ou presque.
Alors qu’il passait devant un sans-abri frissonnant, l’homme se remémora les paroles de celle qu’il n’avait su nommer autrement qu
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Literature
Asthenie
Entre deux mesures
Le pianiste s'arrête - las !
Soupir de fatigue.
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Literature
Insomnia
Welcome to my silver cell
Silver moon, silver blood over my sheets
Blood of thoughts, blood of dreams
The dreams that I didn't dream
When the first birds are awake
I'm lying
I was drowing in silence
Their song saved me.
Can't get sleep, the feelings feed
My hatred keeps me lucid
Let me dream
Let me close the eye that cries for it,
Dry and wide between the sheets.
When the first light of dawn comes
I'm singing
I was killing time and time was killing me
And from dawn to dusk I'll dance
Till the night spirits awake
And their haunting lullabies
Will guide me...
Let me find comfort in sleep
Let me close the eyes that weep.
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Literature
65. Horrorific ~ A la Benichon
Je suis l’homme qui bâfre avec mes congénères. La nourriture s’étend à perte de vue, paysage dévoré de mouches. Et ma fourchette dans la cuchaule, la moutarde, les viandes. Entre deux bouchées, je ris gras aux calembours. Je sens ma chemise qui se déboutonne et, dans une gerbe vivante, mon ventre qui explose.
Je suis sur l’estrade et je joue, clown triste des fêtes de village. Personne n’écoute mon accordéon, je suis transparent. J’aperçois une serveuse entre les tables et ses jambes me font accélérer. Elle est jeune, bien plus jeune que moi. Une fleur fraîche au milieu d’un océan de décadence.
Je suis un spectre qui flotte entre les vivants qui fêtent. L’homme qui bâfre, le musicien absent, la fleur décomposée, tout et rien.
Les animaux, les Hommes, le monde.
... je suis sur la table et on me dévore vivante.
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Literature
64. City ~ L'ange que l'on ne pouvait bruler
C'était une grande petite ville de béton et de métal. Grande parce que beaucoup de gens y vivaient, dans des tours grises qui semblaient crever le ciel mais petite parce qu'elle ne prenait pas beaucoup de place. C'était une ville pleine de gens occupés qui couraient sans cesse et ne levaient jamais les yeux pour contempler les nuages. Et cette cité grise s’élevait au milieu de nulle part, laissant ses habitants livrés à eux-mêmes.
Puis un jour, un ange de soixante tonnes tomba sur la ville. Il était loin d’être immense ; en réalité, il était à peine plus grand qu’un humain. Pourtant il était doté de cheveux d’une longueur incroyable qui fendaient le ciel derrière lui tels des éclats de foudre noire. C’est ces cheveux que les enfants qui avaient encore le temps de regarder le ciel aperçurent en premier, avant de voir le corps frêle qui les préc
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Literature
Philia
Cemetery lovers
So quiet -
Don't scream.
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EloreCohlt's Profile Picture
EloreCohlt
Elore
Artist | Hobbyist | Literature
Switzerland
Je m'appelle Elore Cohlt, j'ai commencé à écrire il y a environ 10 ans, parce que le chaos qui stagnait dans ma tête avait besoin de prendre l'air.

Tout d'abord acclamée dans l'univers des blogs puis des forums rpg, je me suis arrêtée d'écrire car je n'aimais pas ce style impersonnel et hypertrophié qui était le mien.
Puis j'ai recommencé.
A écrire mieux. Presque bien.
Mes idées trouvèrent enfin un catalyseur, mes mots trouvèrent des yeux, grâce à ces auteurs à la plume bien plus fine et élégante que la mienne. Cela fait maintenant 5 ans qu'il m'arrive d'écrire bien et je dois avouer que c'en devient inquiétant.

Cet espace a été crée pour regrouper mes divers billets, essais, textes réussis ou autres. Soyez les bienvenus.
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Activity


Chers lecteurs, 

DeviantArt fut, pendant longtemps, la plateforme idéale pour que je partage mes textes et idées. Cependant, j'ai pris la décision de ne plus y publier toutes mes créations, préférant me concentrer sur un réseau dédié aux textes francophones uniquement.

Vous pourrez donc me retrouver ici, ainsi que sur ma page Facebook (que je vous conseille d'aimer, pour ne pas louper mes prochains travaux Meow :3 ).

En attendant de - peut-être - vous y retrouver, je vous souhaite de bonnes lectures Heart 

Elore
  • Listening to: Bjorn Niis - Out Of Reach
  • Drinking: Blueberry juice

Comments


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:iconsimhaart:
SimhaART Featured By Owner Oct 2, 2016  Student Digital Artist
Judy Hopps icon thank you so much for the watch!Heart Heart 

Reply
:iconkiwipok:
kiwipok Featured By Owner Jul 24, 2016
Thank you very much for the watch! :D
Reply
:iconsophingers:
Sophingers Featured By Owner May 19, 2016
Merci beaucoup pour le watch ! :)
Reply
:iconwho-died:
Who-Died Featured By Owner Mar 17, 2015
A very late thank you for the watch! 
Reply
:iconcanibal-powa:
Canibal-powa Featured By Owner Oct 31, 2014  Hobbyist Digital Artist
Merci pour le fav'!

Et Joyeux Halloween!
Reply
:iconnarimal:
Narimal Featured By Owner Oct 7, 2014  Hobbyist General Artist
This is kinda late but awhile back you gave me a favorite and I wanted to express my appreciation, 
so thank you. Love 
Reply
:iconjanewoolf:
JaneWoolf Featured By Owner Aug 29, 2014  Student Photographer
meow for the fav. :hug:
www.facebook.com/woolf.j
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:iconfooxd:
fooxd Featured By Owner Aug 9, 2014  Hobbyist Digital Artist
Coucou tu as quel age Elore?
Reply
:iconelorecohlt:
EloreCohlt Featured By Owner Aug 9, 2014  Hobbyist Writer
21 ans. C'est une information que tu peux trouver sur ma page Facebook.
Reply
:iconfooxd:
fooxd Featured By Owner Jul 29, 2014  Hobbyist Digital Artist

 Bonjour,

Si tu cherches à faire de nouvelle rencontre moi je ne demande qu'a enrichir ma vie par divers connaissance et ai soif d'échange en tout genre.

Ce message peut paraitre un peu bizarre mais je trouve que ce genre de site est le meilleur moyen de rencontrer des gens qui ont le même gout pour l’art et le dessin que moi.

J’y ai même trouvé l’amour par un hasard incroyable d’un p’tit com sur l’un de mes dessins  amour perdu depuis lors =(

Si ce message a éveillé ta curiosité 

voici mon Skype :   fooxx1986

Je serais ravie de discuter avec toi et faire plus ample connaissance. Et te souhaite une bonne journée ou soirée peut-être à une prochaine.

 

PS

Je fais un copié collé de ce message j’envois ça aux pros comme aux amateurs

(J'peux même donner des cours de dessin sur logiciel par Skype si tu es intéressé par se que je fais.)

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