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About Literature / Hobbyist Member EloreFemale/Switzerland Recent Activity
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EloreCohlt's Profile Picture
EloreCohlt
Elore
Artist | Hobbyist | Literature
Switzerland
Je m'appelle Elore Cohlt, j'ai commencé à écrire il y a environ 10 ans, parce que le chaos qui stagnait dans ma tête avait besoin de prendre l'air.

Tout d'abord acclamée dans l'univers des blogs puis des forums rpg, je me suis arrêtée d'écrire car je n'aimais pas ce style impersonnel et hypertrophié qui était le mien.
Puis j'ai recommencé.
A écrire mieux. Presque bien.
Mes idées trouvèrent enfin un catalyseur, mes mots trouvèrent des yeux, grâce à ces auteurs à la plume bien plus fine et élégante que la mienne. Cela fait maintenant 5 ans qu'il m'arrive d'écrire bien et je dois avouer que c'en devient inquiétant.

Cet espace a été crée pour regrouper mes divers billets, essais, textes réussis ou autres. Soyez les bienvenus.
Interests

Activity


La neige tombait sur la ville depuis des jours. Doucement, sans s’interrompre, elle teintait d’humidité les façades métalliques et transformait la cité. Au milieu des passants pressés de rentrer chez eux, une silhouette marchait. C’était un homme quelconque, d’aspect commun mais dont le regard portait une tristesse insondable. Quittant la rue animée, il s’enfonça dans les veines les moins encombrées, rendues boueuses par l’hiver. L’itinéraire était tortueux, compliqué : plus il s’avançait, plus les ruelles se faisaient sordides. Pourtant l’homme ne s’arrêtait pas, n’avait pas peur : il était de l’espèce de ceux qui s’imaginaient n’avoir rien à perdre.

Ou presque.

Alors qu’il passait devant un sans-abri frissonnant, l’homme se remémora les paroles de celle qu’il n’avait su nommer autrement que "la fille".

"Tu me trouveras derrière une porte rouge, plus rouge que le sang dans les veines."

Elle avait raison : la porte était d’un rouge si marquant que l’homme, en y frappant, eut l’impression de toucher un muscle. Quelques secondes passèrent, puis la porte s’ouvrit dans un grincement. Alors qu’il hésitait à en franchir le seuil, une voie féminine se fit entendre.

- Viens donc te réchauffer. Il doit faire froid dehors.

Il reconnaissait cette voix. Encouragé par les paroles qui avaient résonné à l’intérieur, il entra et referma la porte derrière lui.

La pièce, étroite et sans fenêtre, était meublée avec simplicité : des étagères contre les murs, un bureau, deux chaises et quelques bibelots, disposés comme au hasard. Si l’homme y avait accordé de l’attention, nul doute qu’il s’y serait arrêté, en aurait admiré l’aspect si peu ordinaire mais voilà : autre chose retenait son attention.

Les lieux étaient éclairés par la lueur combinée d’un nombre impressionnant de bougies. Réparties sur les étagères ou dans des lanternes qui pendaient du plafond, leurs flammes vacillantes dansaient, jouaient avec les ombres de la pièce et conféraient à l’endroit une atmosphère mystique. La fille - la fameuse - était assise derrière le bureau et tenait dans ses bras un animal à la fourrure sombre que l’homme ne put identifier.

- Approche-toi. Lança-t-elle sans lui jeter un regard. L’homme s’exécuta, mais son geste fit fuir l’animal qui bondit des genoux de sa maîtresse pour se cacher sous le bureau. Cette dernière fit une moue boudeuse avant de le réprimander doucement :

- Tu sais bien que c’est mal de se comporter ainsi avec mes invités...

Un feulement inquiétant lui répondit. La fille haussa les épaules avant de reporter son attention sur celui qui avait traversé la ville pour venir la voir. Ce dernier soutint son regard ; pour la première fois, il put prendre le temps de contempler son visage.

Il ne l’avait pas surnommée "la fille" pour rien : bien que son attitude et son parlé soient ceux d’une femme, son apparence avait quelque chose d’étrange, à mi-chemin entre l’enfance et l’âge adulte, sans pour autant que l’on puisse vraiment la qualifier d’adolescente. Elle était petite aux longs cheveux noirs et son visage était d’une symétrie si rare qu’il en devenait presque inquiétant. Bien que ses habits auraient pu suggérer une appartenance à l’Asie, ses traits - à part ses yeux, légèrement en amande - restaient européens.

Un éclat malicieux passa dans son regard alors qu’elle adressait à son invité un sourire. Sa voix résonna dans l’espace clos, déchirant le silence qui s’était étendu entre eux.

- Je savais que tu viendrais.

Il hocha la tête.

- Viens donc t’asseoir, reprit-elle en désignant la chaise qui lui faisait face. Il acquiesça et obéit. Aussitôt son dos se voûta, signe de toute la lassitude qu’il portait en fardeau. La fille lui adressa un regard inquisiteur, auquel il répondit d’une voix cassée.

- J’ai un problème.

À son ton, on pouvait aisément deviner à quel point prononcer ces trois mots lui coûtait. La fille se pencha, son regard s’adoucit.

- Je le sais.

Il y eut un petit temps, puis l’homme reprit :

- Je suis un raté.

Elle ne répliqua pas, ne le contredit pas. Il n’en avait pas besoin. Il continua.

- Je n’ai rien, rien dans mon existence qui justifie que je continue. Mes amis n’en sont pas, ma famille ne me parle plus, mon travail est horrible et...

Sa voix finit par se briser. Secoué par des sanglots qu’il ne pouvait retenir, il baissa la tête, honteux comme un enfant pris en faute.

- ... je suis seul, tellement... seul.

Il renifla, tenta de se contenir en vain. Avouer ainsi sa détresse rendait la souffrance plus vivace, bien trop forte pour ses épaules d’homme quelconque. Son interlocutrice le laissa à sa détresse jusqu’à ce que ses sanglots s’espacent.

- Tu viens donc me demander de l’aide.

Il n’osa pas croiser son regard, mais hocha faiblement la tête. Avec attention, elle se rapprocha légèrement de lui.

- Et que désires-tu ?

Il ne répondit pas. Encore plus doucement, elle reprit :

- Tout ce que tu veux, je peux te le donner.

Il y eut une nouvelle pause, instant figé où ni l’un ni l’autre ne semblait même respirer. Puis l’homme prit la parole.

- J’aimerais... tout ce que je n’ai pas pu avoir. Je veux... un travail impressionnant, une vraie place. Des amis, une famille... je ne veux plus être seul, plus jamais.

Il avait lâché sa demande comme une confession honteuse. Se redressant quelque peu, il jeta un coup d’oeil prudent à son interlocutrice.

- Tout cela... je pourrais l’avoir ?

Elle n’hésita pas une seule seconde, hocha la tête avec vigueur avant de se laisser aller contre le dossier de son siège.

- Oui, absolument tout. Mais rien de ce que les gens de mon espèce ne font n’est gratuit, je t’avais déjà prévenu.

- Oui, c’est vrai. Et... pour ma demande ? Quel en serait le prix ?

La réponse vint sous la forme d’un courant qui, glissant dans la pièce, fit vaciller les flammes de plus belle. Sous le bureau, un ronronnement satisfait se fit entendre. Le sourire revint sur les lèvres de la fille, plus assuré et asymétrique, teinté de quelque chose de décalé, légèrement inquiétant. Une tendre convoitise brûla dans ses yeux lorsque son regard descendit pour venir fixer la poitrine de l’homme.

- Je ne te demanderai qu’une seule chose... pour ma collection.

Bien qu’il ne soit pas dans le plus lucide des états, il comprit tout de suite où elle venait en venir. C’était étrange, mais il avait eu le sentiment - dès leur première rencontre - que leur pacte se conclurait ainsi. D’un geste un peu insolent, qui ne lui ressemblait déjà plus, il tendit le bras et redressa doucement le menton de la femme-enfant.

- Mes yeux sont ici, lança-t-il avec humour mais sans charisme - après tout, n’était qu’un homme quelconque. Il y eut un nouvel éclat dans le regard de la fille, une surprise un peu tendre comme celle qu’une mère pourrait éprouver devant la réplique bien pensée de son enfant.

- As-tu vraiment compris ce que je te demande ?

Il hocha la tête, rendu désespérément confiant par la pensée que son rêve pourrait se réaliser.

- Oui.

L’expression de la fille se chargea d’une émotion étrange, comme teintée de fièvre. Sa respiration s’accéléra, elle se redressa pour s’approcher plus de son visage à lui.

- Si nous effectuions la transaction maintenant, tu pourrais te réveiller demain... en homme nouveau...

Elle sembla déglutir beaucoup, tendue par l’attente et l’envie. Et l’homme ne la fit pas languir. D’un ton solennel, il prononça alors les deux mots qui allaient alors plonger son existence dans de toutes nouvelles ténèbres :

- C’est d’accord.

Il y eut une fraction de seconde, le temps que les mots résonnent. Puis la main de la fille vint agripper son poignet.

Toutes les lumières s’éteignirent.
66. Snow ~ Le Pacte, premiere partie
Et voilà. Après de longs mois d'absence, le texte du retour. Comme l'histoire est en plusieurs parties, j'ai pris la décision de ne pas la poster (ni l'écrire) d'un bloc.

Le prochain thème : Drum.

Bonne lecture ! :heart:
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Bonjour à tous.

Cela fait depuis quelques temps que je ne suis plus parmi vous. Les études, la plongée en eaux troubles ainsi qu'une trop grande dispersion m'ont aspirée, me faisant oublier le challenge que je m'étais, alors, promise de compléter. Je n'ai pas envie de m'étaler plus sur les raisons de mon absence, sachez simplement qu'elle a assez duré. Désormais, je posterais un nouveau texte tous les deux samedis (voire entre deux lorsque l'inspiration s'y prêtera), suivant les règles du 100 Themes Challenge ou d'autres idées plus sauvages, au gré de mon imagination.

Ma prochaine création paraîtra donc le samedi 28 mars, jour de ma naissance Meow :3 

En espérant parvenir à toujours susciter de l'émotion en vous par mes mots, je vous donne rendez-vous samedi prochain !

Avec affection,
Elore Heart 
  • Mood: dA Love
  • Listening to: Ed Sheehan - I See Fire
  • Drinking: Water
C'est étrange de pouvoir constater que, même lorsque l'on se veut détaché et blasé, la chose touche. Qu'au fond, on a encore un coeur qui bat, un coeur qui pleure en osmose avec d'autres. Lorsque j'ai appris la nouvelle - c'était hier, aux alentours de 15h30 - je me suis contentée de hausser les épaules pourtant. De dire "Encore un massacre, cela n'a rien d'étonnant." avant de poursuivre ma vie. De sortir de classe. De marcher.

De repenser aux victimes. A leurs familles.

De prendre le bus. De sentir quelque chose, là, dans la gorge.

De ne plus pouvoir s'empêcher de 
penser à ceux que l'on a exécuté à cause de leurs voix, de leurs crayons. Parce qu'ils ont usé de la liberté d'expression. Des êtres humains ordinaires et pourtant victimes d'une haine froide, implacable, abattus comme des criminels. 

Pourtant n'était-ce pas ce que l'on ne cessait de nous répéter ? Que tous avaient le droit de s'exprimer ?

Certains, hélas, n'ont pas retenu le message. Des 
terroristes qui courent et courent et courent toujours. Des extrémistes qui, au nom d'un Dieu qui ne leur a rien demandé, ont violé les droits de l'homme et les principes de la religion même dont ils se réclament fidèles. Quand je suis rentrée, que j'ai vu les journaux, la nouvelle sur le web, j'ai pensé à eux. A ce qu'ils avaient fait. Au fait qu'il ne faudra pas, surtout pas associer l'Islam et ces hommes-là.

Et c'est à cela que j'ai pensé le soir et la nuit durant. C'est à cela que j'ai pensé devant les bougies allumées. En ce lendemain d'attentat, mes pensées continuent de s'envoler vers les douze morts, leurs familles, leur pays blessé et les membres de cette religion qui - plus que jamais - vont devoir se confronter aux jugements hâtifs, aux associations douteuses. Tout ma sympathie est dirigée vers eux. 

Je ne peux pas me taire. Je ne me tairai ni n'oublierai ce qui s'est produit. Le silence est ce que souhaitait les coupables, depuis hier j'ai pu entendre le monde crier. Et ma voix, ma petite voix d'artiste en devenir se joint à la chorale. Je ne me tairai pas. Je n'oublierai pas. Et surtout, je continuerai de porter sur le monde un regard sans haine car, j'en suis persuadée, c'est l'adage qu'il faudra retenir en ces temps troublés.

Pour qu'il ne soit pas commis plus de mal qu'il en a déjà été fait. 

Entre deux mesures
Le pianiste s'arrête - las !
Soupir de fatigue.
Asthenie
... et, dans le salon, on n'entend que ses mains.
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Welcome to my silver cell
Silver moon, silver blood over my sheets
Blood of thoughts, blood of dreams
The dreams that I didn't dream

When the first birds are awake
I'm lying
I was drowing in silence
Their song saved me.

Can't get sleep, the feelings feed
My hatred keeps me lucid
Let me dream

Let me close the eye that cries for it,
Dry and wide between the sheets.

When the first light of dawn comes
I'm singing
I was killing time and time was killing me

And from dawn to dusk I'll dance
Till the night spirits awake
And their haunting lullabies
Will guide me...

Let me find comfort in sleep
Let me close the eyes that weep.
Insomnia
Still hoping.
Loading...
Bonjour à tous.

Cela fait depuis quelques temps que je ne suis plus parmi vous. Les études, la plongée en eaux troubles ainsi qu'une trop grande dispersion m'ont aspirée, me faisant oublier le challenge que je m'étais, alors, promise de compléter. Je n'ai pas envie de m'étaler plus sur les raisons de mon absence, sachez simplement qu'elle a assez duré. Désormais, je posterais un nouveau texte tous les deux samedis (voire entre deux lorsque l'inspiration s'y prêtera), suivant les règles du 100 Themes Challenge ou d'autres idées plus sauvages, au gré de mon imagination.

Ma prochaine création paraîtra donc le samedi 28 mars, jour de ma naissance Meow :3 

En espérant parvenir à toujours susciter de l'émotion en vous par mes mots, je vous donne rendez-vous samedi prochain !

Avec affection,
Elore Heart 
  • Mood: dA Love
  • Listening to: Ed Sheehan - I See Fire
  • Drinking: Water

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Comments


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:iconwho-died:
Who-Died Featured By Owner Mar 17, 2015
A very late thank you for the watch! 
Reply
:iconcanibal-powa:
Canibal-powa Featured By Owner Oct 31, 2014  Hobbyist Digital Artist
Merci pour le fav'!

Et Joyeux Halloween!
Reply
:iconnarimal:
Narimal Featured By Owner Oct 7, 2014  Hobbyist General Artist
This is kinda late but awhile back you gave me a favorite and I wanted to express my appreciation, 
so thank you. Love 
Reply
:iconjanewoolf:
JaneWoolf Featured By Owner Aug 29, 2014  Student Photographer
meow for the fav. :hug:
www.facebook.com/woolf.j
Reply
:iconfooxd:
fooxd Featured By Owner Aug 9, 2014  Hobbyist Digital Artist
Coucou tu as quel age Elore?
Reply
:iconelorecohlt:
EloreCohlt Featured By Owner Aug 9, 2014  Hobbyist Writer
21 ans. C'est une information que tu peux trouver sur ma page Facebook.
Reply
:iconfooxd:
fooxd Featured By Owner Jul 29, 2014  Hobbyist Digital Artist

 Bonjour,

Si tu cherches à faire de nouvelle rencontre moi je ne demande qu'a enrichir ma vie par divers connaissance et ai soif d'échange en tout genre.

Ce message peut paraitre un peu bizarre mais je trouve que ce genre de site est le meilleur moyen de rencontrer des gens qui ont le même gout pour l’art et le dessin que moi.

J’y ai même trouvé l’amour par un hasard incroyable d’un p’tit com sur l’un de mes dessins  amour perdu depuis lors =(

Si ce message a éveillé ta curiosité 

voici mon Skype :   fooxx1986

Je serais ravie de discuter avec toi et faire plus ample connaissance. Et te souhaite une bonne journée ou soirée peut-être à une prochaine.

 

PS

Je fais un copié collé de ce message j’envois ça aux pros comme aux amateurs

(J'peux même donner des cours de dessin sur logiciel par Skype si tu es intéressé par se que je fais.)

Reply
:iconelorecohlt:
EloreCohlt Featured By Owner Aug 8, 2014  Hobbyist Writer
Bonsoir fooxd,

J'ai apprécié de lire ton message et je dois dire que j'ai été intriguée par son contenu. Hélas, je fais partie de l'espère des introvertis et ma vie est actuellement saturée de contacts sociaux, bien plus qu'il ne m'en faut. Je vais réfléchir à ta proposition, peut-être trouverais-je le courage de te parler mais au vu de mon caractère et de mon goût pour la solitude, rien n'est moins sûr.

En te souhaitant une bonne soirée,
Elore
Reply
:iconkatsuyko:
Katsuyko Featured By Owner Jun 17, 2014  Hobbyist General Artist
Eh petit esprit, es-tu toujours parmi nous? D:
Reply
:iconelorecohlt:
EloreCohlt Featured By Owner Jul 5, 2014  Hobbyist Writer
Oui :3
Reply
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